Bandeau Rugby Sport & Loisirs — 22 octobre 2012
Travailleur dans l’ombre,Thomas LARANJEIRA, se met en lumière.

 

Nous rencontrons aujourd’hui, Thomas Laranjeira, jeune joueur du CABCL Association, dont l’état d’esprit et le parcours sportif sont des plus exemplaires…

 finale CAB vs ASM 29.05.11 thomas laranjeira

Thomas Laranjeira commence le rugby à l’âge de sept ans au RCBV, club de sa ville d’origine Belleville Sur Saône, près de Lyon. Il avoue avoir chaussé ses premiers crampons uniquement « pour faire comme ses cousins », mais il en retire immédiatement un grand plaisir.

Il reste dans ce club jusqu’en minime deuxième année, puis intègre le pôle espoir de Villefranche, et joue à Bourgoin pendant trois ans.

Recruté par le CA Brive-Corrèze-Limousin, il intègre simultanément le centre National de Marcoussis. Une année qu’il qualifie de très enrichissante tant sur le plan rugbystique qu’humain, même si le fait d’arriver dans un club, et de  n’y être finalement présent que les week-ends, n’est pas le plus facile pour gérer son intégration.
Néanmoins, il passe une très bonne année qui se solde, avec ses camarades Cabistes, par le titre de champion de France Crabos qui reste, pour lui, son meilleur souvenir et sa plus grande aventure sportive.

officielles champions Thomas laranjeira

Thomas a déjà pourtant une solide expérience du haut niveau.

Sélectionné tous les ans en équipe de France (des moins de 18 aux moins de 20 ans), il se prépare durant la saison 2011/2012 pour le tournoi des six nations et la coupe du monde des moins de 20 ans en Afrique du Sud.

Mens sana in corpore sano

Malheureusement une blessure à l’épaule le prive du tournoi. Alors, Thomas se concentre et se lance avec une grande application et un immense sérieux dans des séances de rééducation, avec comme objectif de porter le maillot orné du coq en Afrique du sud.

 

A force d’acharnement, le travail finit par payer : il rejoint ses camarades de l’équipe de France à Cape Town, et s’offre le luxe incroyable d’affronter l’Australie dans le grand stade du Cap.

Thomas Laranjeira- af du sud

Bien que son évolution sportive se soit faite de manière naturelle et croissante, et bien qu’il reconnaisse que chacun des éducateurs et des entraineurs qu’il a eus lui ont tous permis d’accroitre ses capacités, il n’en demeure pas moins conscient des incertitudes du milieu sportif.

Le rugby le fait rêver et, même s’il sait déjà qu’il sera professionnel de rugby l’année prochaine et qu’il joue régulièrement avec l’équipe première, le jeune homme garde l’esprit extraordinairement clair.

Aussi, après avoir validé un bac professionnel en maintenance, il continue aujourd’hui son cursus de formation à l’ASFO où il se forme à la soudure. Parce que, lorsqu’il aura mis un terme à sa carrière sportive, il souhaite exercer un métier manuel, tout comme son père qui travaille à la restauration de bâtiments historiques.

Thomas Laranjeira dit d’ailleurs tenir de ses parents sa rigueur, son goût prononcé de l’investissement personnel, et surtout sa formidable lucidité.

Il en profite pour les remercier, ainsi que toute sa famille et ses coachs, car « ils ont tous contribué à son succès ».

Un joueur et un homme de valeur

Très apprécié de ses coéquipiers, Thomas fait l’unanimité.

« C’est un bosseur, un meneur, et un pro extrêmement persévérant, disent de lui ses camarades de jeu. Il est sérieux,  cherche toujours à se surpasser. Il mérite vraiment d’y arriver »

Apprécié pour ses qualités sportives, il l’est tout autant en tant qu’homme. « C’est un mec super sur qui l’on peut compter, sur et en dehors du terrain. Il garde toujours la tête sur les épaules,  réfléchit et investit dans tout ce qu’il entreprend. Un mec qui ne triche jamais, respectueux, qui a des valeurs ».

Même son de cloche chez ses coachs qui louent « le joueur de qualité et le bourreau de travail ».

Le vérifier n’est d’ailleurs pas bien difficile.

Quelles que soient l’heure, la météo, qu’il ait le bras en écharpe ou non, il n’est pas rare de le trouver en train de buter. A tel point que le staff envisage de lui donner les clefs du Stadium pour ne pas qu’il se blesse en escaladant les grilles !

Un esprit sain dans un corps sain. Décidément, ce Thomas-là a la classe internationale.

Un reportage a été réalisé sur le journal hebdomadaire La Vie Corrézienne du 5.10.2012.

Virginie FUZELLIER.

 

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A propos de l'auteur

Michel BENTEJAC

(2) Commentaires

  1. J’ai connu Thomas à ses tout débuts… Il a toujours été au-desus de la moyenne. Joueur très discret mais très efficace. Je lui souhaite plein de bonnes choses pour son avenir rugbystique..

  2. Tres bel article, et pourtant si realiste. Pour le connaitre quelque peu, car il n’est plus l’enfant que nous gardons a l’esprit, c’est un homme aux belles valeurs, simple et travailleur, qui merite ce qu’il est en train de vivre.
    Thomas, nous te souhaitons de reussir ton entreprise rugbystique a hauteur du travail que tu accomplis… sans limite.
    Tu es un exemple et nous sommes fier de toi.
    Mick et tala

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