L’or noir des campagnes agenaises (CASSENEUIL – Lot et Garonne)

Dans la plaine, parmi les pruniers, niché au cœur de trois rivières (le Lot, la Lède et la Sône), Casseneuil épouse les contours d’une presqu’île verdoyante, ou le soleil fin entre les arbres caresse dans le matin parfumé,  le village, capitale du pruneau d’Agen.

En 1229, le village ruiné perdit jusqu’à ses remparts après que Simon de Montfort, homme sans pitié ait fait périr « Les parfaits » qui n’abjurèrent pas leur foi et périrent sur le bûcher de cette sanglante chasse aux Cathares.

Un port sur le Lot 

Casseneuil traversa les siècles avec leur lot de guerres, d’épidémies et de famines, mais, favorisé par la présence de l’eau, il revint à chaque fois de ces épreuves. Jusqu’à l’arrivée du chemin de fer, le port sur le Lot et plusieurs moulins sur la Lède assurèrent la prospérité du site.

Vieilles pierres, eau et verdure

Le bourg médiéval, très bien restauré, a gardé ses vieilles tours, ses ruelles pavées bordées de demeures à pans de bois et ses maisons à encorbellement qui se reflètent dans les eaux de la Lède.

Miroir sur la Lède -© Michel Bentejac

 

Rivière apaisée et calmée, la Lède coule langoureusement sous le pont actuel, édifié pour remplacer un pont en bois suspendu, construit pour désenclaver le village et son port . Des bureaux d’octroi s’élevaient aux extrémités de cet ouvrage.

La Lède, dernier caprice -© Michel Bentejac

  Pont sur la Lède - © Michel Bentejac

 

Le presbytère

Cet édifice du XVIème siècle est adossé aux anciennes fortifications, en bordure de la Lède. Cette imposante bâtisse fut acquise par la paroisse au XVII° S et agrandie au siècle suivant par l’achat d’une maison continue.

Presbytère XVI° S - © Michel Bentejac

 

Le cœur du village a conservé son aspect médiéval, avec ses rues étroites et ses maisons à colombages.

Colombages -© Michel Bentejac

Briques et colombages -© Michel Bentejac

 

L’or noir

Au moyen âge, les croisés rapportèrent d’Orient une variété nouvelle de prunier, le prunier de Damas. Du croisement avec un prunier local naquit une nouvelle variété appelée pruneau d’ente (du vieux français « enter », greffer). On découvrit par hasard le goût délicieux du fruit séché au soleil et ses qualités de conservation. Le pruneau était né. Chargé depuis le port d’Agen vers Bordeaux, il garda le nom de la ville d’Agen, même s’il grandissait et grandit toujours dans le Villeneuvois.

Un proverbe chinois dit que le vrai voyageur ne sait pas où il va, le village de Casseneuil peut-être le départ d’un voyage qui s’ajoute à votre vie.

Michel BENTEJAC

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