Art & Culture Bandeau Sport & Loisirs — 31 octobre 2012
Dans les bois je suis allé.

A l’automne quand la forêt se pare de mille feux, comme un enfant qui compte les perles du ciel, nous nous hâtons à la recherche du champignon qui nous obsède.

Dès que le soleil s’invite sous la voûte des arbres en taches claires, champignon tu nous ensorcèles, sous le soleil et les rives du plaisir nous te chercherons jusqu’à l’ivresse. Nous sommes envoûtés par ta beauté sauvage, fascinés par ta brillance de porcelaine.

Cèpe de Bordeaux

Dans le matin frais, sentant l’humus du bois endormi, arôme de la terre et de la feuille, un bolet  sous un grand chêne, piqué dans la mousse comme un clou rouillé, nous fait battre le cœur. Enivrés par la cueillette en dessous des frondaisons, le bois devient lieu de détente, lieu de plaisir où nous devenons aussi promeneurs  solitaires et contemplatifs.

Lumière d'automne-paperblog.fr                                                                                                                                                                                                 Support de rêveries, les forêts par leurs caractères lugubres et sombres, les arbres par leur majesté de leur port, la durée de leur existence suscitent un profond sentiment de sacralité.

Sans recevoir dans leur feuillage le moindre souffle de vent, les arbres se hérissent parfois et frissonnent d’eux mêmes. Au contraire, le bruit du vent peut y produire de curieuses et impressionnantes harmonies.

La mousse de la forêt se pare de temps à autre de fleurs étincelantes comme des diamants, où parmi elles un bolet majestueux vous invite irrésistiblement. La main caresse le pied qui s’enfonce dans la terre nourricière, et d’une délicate attention ravit à sa nurse l’hôte des  bois tant convoité. Il rejoint le panier d’osier pour se transporter à la recherche de ses semblables.

panier d'osier -mycologie-migennes.asso-web.com

En quête du délicat bolet, je rencontre un oiseau, bel oiseau d’automne. Il est joli, ne pesant pas plus que plume. Le vent le balance à son gré comme une fleur. Un rouge-gorge m’accompagne et je me surprends à entamer un monologue avec mon nouvel ami qui ne me quitte plus et volète laissant à penser qu’il me dirige où se trouvent les précieux champignons tant convoités.

Rouge-gorge- unephotopourvoix.wifeo.com

L’ombre grandit, l’oiseau frissonne et me salue d’un battement d’ailes puis disparaît dans l’azur qui décroit. Il est l’heure de rentrer, marchant les yeux fixés sur mes pensées, sans entendre aucun bruit dans les bois, qui couvrent de leur rousse fourrure l’épaule frileuse des collines.

Echarpe rousse-ma-planete.com

 

 

Michel BENTEJAC.

 

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