Bandeau Rugby Sport & Loisirs — 08 mai 2012
Chou-fleur

Le rugby est un bon terreau pour la métaphore maraîchère. Chataignes, marrons, poires, prunes ou pêches se récoltent abondamment quand le temps est à l’orage et que les esprits s’échauffent. C’est d’ailleurs une curiosité dans notre langage familier que de désigner de vilains coups de poing par de doux noms de fruits!

En marge de cette image fruitière, et bien plus approprié à l’objet qu’il qualifie, il y a le chou fleur. Il est l’apanage des joueurs de combat qui ont fait don de leur physionomie d’origine à l’équipe : leurs oreilles ont pris tant de coups que les cartilages n’ont pas résisté et se sont transformés en d’informes tubercules congestionnés rappelant nettement la forme boursouflée du légume en question.

 

 

L’oreille étant une zone du corps peu irriguée par le sang, lorsque le joueur reçoit un coup violent, l’hématome ne se résorbe pas, mais il se calcifie et le chou-fleur s’installe alors définitivement. Pour se protéger des chocs aux conséquences aussi inesthétiques que douloureuses, le joueurs du pack s’enduisent les esgourdes de vaseline et s’entourent le crâne de bandeaux adhésifs. Le chou-fleur fait toujours en Ovalie figure de blessure de guerre et rares sont les avants valeureux qui ont pu échapper à cette noble mutilation!

 

 

N’empêche qu’avec de telles oreilles, on peut se vanter d’avoir eu dans la vie des contacts humains et de se prévaloir de notions concrètes sur le prochain….

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Steve DACHARRY

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