Bandeau Non classé Rugby — 13 mai 2013
Ali TRAORE sort de son « trou »

Ali Traoré, jeune troisième ligne aile des Espoirs du CABCL.

Si nous avons parfois été surpris des raisons qui poussent certains jeunes à se mettre au rugby, cette fois ci, nous avons frôlé la stupéfaction…

Ali Traoré est né à Montreuil, il y a vingt ans. Il grandit dans une cité d’Aulnay sous Bois, et passe le plus clair de son temps libre à jouer au foot aux pieds des blocs.

Un beau jour, il doit faire du handball avec sa classe, mais la salle est prise, alors ce sera rugby.

« J’ai touché deux ballons, et je n’ai plus jamais arrêté », confie-t-il avec un large sourire. Il a alors quinze ans, et intègre le club d’Aulnay sous Bois, puis ce sera l’U.S.Métro, et le Racing Métro, où il fait toutes les sélections Ile de France et intersecteur.

Le hasard fait bien les choses

Il arrive en Corrèze grâce à Julien Blanc, qui joue dans la même équipe que lui, et qui l’embarque dans ses valises pour rejoindre le CAB et sa Structure Elite.

Son départ de sa cité pour en rejoindre une autre, mais Gaillarde cette fois-ci, fait bien rire la plupart de ses copains restés là-haut. Mais d’autres sont plus positifs, et très contents pour lui, comme son ami Lotfi qui l’encourage vivement « à quitter son trou ». Propos qui, vu de notre Corrèze, ne manque pas de déclencher chez nous un vif éclat de rire…

Pour le jeune homme, partir de son environnement a été très dur. Toute la famille était en larmes et, pour Ali, il fut très difficile de ne pas rentrer chez lui tous les soirs.

Mais il a su s’accrocher et s’adapter à sa nouvelle vie grâce, il est vrai, au soutien de son amie Noémie, et aux conseils avisés de son oncle Laurent Talon qui l’a toujours guidé sur le plan rugbystique.

Il sait qu’il peut aussi compter sur sa maman Aïssatou, et ses deux petits frères Nobila et Abdoul, à qui il envoie de gros bisous.

Ali le guerrier

Ali est aujourd’hui un exemple aux yeux de ceux qui sont restés parce que, lui, a réussi à « quitter la cité et à faire quelque chose de sa vie».

Lorsque nous lui demandons si quelqu’un dans son entourage connaissait quelque chose au rugby, il nous confirme que non, et que ses parents lui ont juste demandé si ce n’était pas trop violent, ce à quoi il a répondu : « normal ! ».

Normal ? Forcément normal ! De l’aveu même de ses coachs, « Ali est un guerrier, porté par une agressivité positive ». Et pour ses coéquipiers il est un « excellent défenseur »,  et une « machine à tuer et à découper les gonz», rien que cela.

Ali travaille actuellement en Service Civique au club, où il est chargé de la sécurité dans le rugby, et visiblement, avec lui, ses partenaires de jeu se sentent en sécurité !

De son coté il espère juste éviter les blessures, devenir professionnel de rugby… Un but, un objectif qu’il s’est fixé et pour lequel il s’investit au quotidien, histoire aussi de remercier le Rugby Aulnay Club qui lui avoir donné l’envie et les bases du rugby…

Alors puisque tu as quitté ton « trou », Ali, pour venir dans le « Pays Vert », eh bien, que notre cité soit dorénavant la tienne. Après tout, tu es déjà un bien grand Gaillard.

Article publié dans La Vie Corrézienne.

Virginie FUZELLIER

 

 

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Steve DACHARRY

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